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Les sapeurs-pompiers de Seine-et-Oise ont été parmi les premiers, après les sapeurs-pompiers de Paris et les marins du bataillon de Marseille, à intervenir en milieu aquatique, formant au début du XXe siècle, les "nageurs sauveteurs". Ils furent équipés dès 1941 des scaphandres dits "pieds lourds", mais qui, compte tenu de leur manque de maniabilité, furent peu utilisés.

 


En 1952, le lieutenant-colonel Quinette propose aux élus et au Préfet la création d'unités d'hommes-grenouilles afin de répondre aux missions demandées aux services d'incendie et de secours. La formation de ces spécialistes est confiée au lieutenant Menut, chef du corps de Corbeil-Essonnes. L'école naît en 1956 et les premiers diplômés en sortent en 1957.

En 1961, le ministère de l'Intérieur prend à sa charge l'organisation des équipes de scaphandriers sur le plan national. En Seine-et-Oise, le SIS dispose alors de deux moniteurs, d'un chef de plongée et de sept scaphandriers.

En 1968, lors de la naissance du SIS des Yvelines, l'équipe départementale, sous les ordres du sous-lieutenant Opresco, compte quatorze plongeurs affectés à l'Inspection départementale et aux centres de Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Mantes-la-Jolie et des Mureaux.

L'école départementale reçoit l'agrément pour former les scaphandriers au niveau national. Un stage est organisé chaque année. Les candidats sont choisis parmi les sapeurs-pompiers, principalement professionnels, titulaires des diplômes de MNS ou du BNSSA.

Equipés de véhicules de transport et de canots de sauvetage légers, les plongeurs effectuent entre 100 et 150 missions par an. Deux moniteurs sont formés pour les encadrer, les caporaux Pichon et Akardjoudje.

En 1975, le SIS dispose de 28 scaphandriers, répartis dans cinq centres et à la Direction départementale.

Les conditions d'intervention et la pollution des eaux amènent l'encadrement à utiliser des équipements assurant une meilleure protection : casques Piel et vêtements étanches. La plongée professionnelle se développant, les scaphandriers sont ensuite équipés de masques faciaux et de détendeurs professionnels, de vêtements étanches et de liaisons radio.

Avec l'agrément du ministère de l'Intérieur, la formation des chefs de plongée se fait au CREPS d'Antibes, tout comme celle des scaphandriers du SIS 78, et celle des moniteurs à l'INPP de Marseille.

En 1984, le SDIS compte 45 spécialistes (3 moniteurs, 3 chefs de plongée, 39 scaphandriers), répartis dans huit centres et à la Direction, et qui effectuent 142 interventions dans l'année.

Les formations sont adaptées aux environnements opérationnels (eaux chargées, sans visibilité, en sites immergés, qualifications 40 et 60 mètres). Des compresseurs haute pression sont installés dans les centres de secours principaux et des embarcations rigides à hydrojet sont acquises.

PLG2Les véhicules plongeurs sont changés et améliorés au cours des années 90, années durant lesquelles les textes régissant la spécialité sont profondément modifiés, avec l'adaptation à la législation sur la pratique professionnelle de la plongée hyperbar. Un règlement spécifique, annexe du règlement opérationnel, fixe le nombre maximal de plongeurs et les directives d'emploi. Deux nouveaux moniteurs viennent renforcer l'équipe, les lieutenant Duhamel et Racoua, ce dernier prenant par la suite la direction des équipes.

L'équipe et les cadres supérieurs acquièrent une renommée nationale et participent à de nombreux encadrements nationaux. Les moniteurs sont nommés conseillers techniques départementaux et zonaux.

La mise en place, en 1989, du CODIS 78 amène à améliorer la permanence opérationnelle sur les secteurs de Mantes-la-Jolie, les Mureaux, Versailles, Saint-Germain-en-Laye et Conflans-Sainte-Honorine.

La gestion des spécialistes est enrichie en 1999 avec l'administration informatique des personnels et des moyens. Une meilleure perception des environnements opérationnels permet au SDIS de former les plongeurs à des risques spécifiques (surfaces non libres puis inondations et eaux vives) et des équipements spéciaux, comme des tenues résistant aux acides et pollution, ou des scaphandres étanches, sont achetés.

En 1996, le SDIS 78 compte 6 moniteurs devenus conseillers techniques, 14 chefs de SAL (anciens chefs de plongée), 23 scaphandres autonomes plongée légers, un bateau pompe, 4 embarcations hydrojet, 8 véhicules plongeurs avec CSL, et une embarcation pneumatique Mark V.

Les centres situés à proximité de plans d'eau disposent aussi de 12 embarcations.

En application du SDACR, et afin d'assurer une meilleure sécurité du port fluvial de Conflans-Sainte-Honorine, une péniche cédée par Maisons-Laffitte est aménagée et le Centre nautique départemental installé.

Cette affectation, classée centre de secours et placée sous la direction de l'adjudant-chef Akardjandjo puis du major Iborra, a modifié l'organisation des permanences départementales. Le centre dispose de locaux permettant l'hébergement du personnel. Une équipe de scaphandriers y assure la garde et dispose du bateau pompe, d'un bateau catamaran rapide, d'un hydrojet, d'un VPL et d'un CSL.

Si nécessaire, les plongeurs peuvent utiliser un hélicoptère de la Sécurité civile. Une permanence permet également la surveillance de la partie ouest du département.

L'engagement des équipes est géré par le CODIS.

Le Centre nautique se charge aussi du recyclage et des entraînements.

Les neufs scaphandriers autonomes légers sont régis par le "Guide national de référence Secours subaquatiques" de novembre 1999, PLG 1.2.

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