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Sdis78 001Après plusieurs semaines de formation au sein de l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers, trois sapeurs-pompiers récemment affectés au groupement prévention du Service départemental d’incendie et de secours des Yvelines, se sont vus remettre leur diplôme de préventionniste.

le lieutenant de 1e classe Gérald Fressonnet ainsi que les adjudants-chefs Joël B. et Amaury Z. ont donc reçu leur précieux sésame des mains de Monsieur Olivier Fliecx, chef du Service interministériel de défense et de protection civiles ou de celles de son adjointe, Madame Saskia Cardin, tous deux représentant Monsieur le préfet des Yvelines, ainsi que de leur chef de groupement, le lieutenant-colonel Sébastien Frémont.

Le lieutenant de 1e classe Mikael Charreteur, déjà titulaire du diplôme de préventionniste puisqu'ayant exercé au sein de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, s’est vu remettre, quant à lui, l’écusson de conseiller technique en prévention, symbolisant ainsi dorénavant son appartenance au Corps départemental de sapeurs-pompiers des Yvelines et l’autorisant à représenter officiellement le Directeur départemental au sein des commissions de sécurité des Yvelines, comme c’est aussi désormais le cas pour ses trois autres collègues.

« Il est important de former en permanence de nouveaux sapeurs-pompiers préventionnistes, afin de pallier les mobilités internes de personnel et d’anticiper les départs à la retraite qui sont très préjudiciables au bon fonctionnement du groupement prévention, car ce sont toujours, dans ce dernier cas, des préventionnistes parmi les plus expérimentés qui s’en vont. La prévention est une discipline dont l’exercice est souvent mal connu. Or, il faut de 2 à 3 ans pour former un sapeur-pompier fraîchement diplômé de l’unité de valeur de prévention de niveau 2, afin qu’il puisse acquérir l’autonomie suffisante et une expertise technique d’un bon niveau, avant de devenir un préventionniste accompli », déclarait le lieutenant-colonel Frémont.

Ainsi, le groupement prévention est-il dans une dynamique de recrutement quasi permanente pour être en capacité de faire face à ce renouvellement ainsi qu’à une charge de travail orientée à la hausse, qu’il s’agisse des études de permis de construire sur plan des bâtiments d’habitation et des établissements recevant du public, de participer à des réunions techniques organisées en amont de l’acte de construire ou encore d’assurer l’animation technique des commissions de sécurité avant l’ouverture au public des établissements ou au cours de leur exploitation.

En plus de cela ces derniers mois, les enjeux de la prévention contre les risques d’incendie et de panique se sont parfois télescopés avec ceux de la crise sanitaire et au respect des mesures barrières afin de s’opposer à la prolifération de covid-19, rendant un peu plus complexe l’exercice de cette discipline.

Tout comme leurs collègues qui montent à bord des engins et qui portent secours à nos concitoyens, les sapeurs-pompiers préventionnistes œuvrent au quotidien pour contribuer eux aussi, à sauvegarder les vies humaines, en endossant le rôle de prescripteur de mesures techniques qui concourent à la prévention des risques avant la construction des bâtiments et en vérifiant leur efficacité ainsi que leur bon fonctionnement pendant leur exploitation.

« L’exercice de la prévention contre les risques d’incendie et de panique requiert des qualités particulières qui s’appuient sur une expérience opérationnelle solide que seuls les sapeurs-pompiers détiennent, ainsi qu’une capacité à analyser ces risques, basée également sur leur expertise technique, qui fait appel à des qualités non seulement oratoires mais également rédactionnelles, lorsqu’il s’agit de la retranscrire », expliquait encore Sébastien Frémont.

Car, qui mieux en effet que les sapeurs-pompiers, savent de quoi ils parlent lorsqu’il est question de lutter contre les incendies et de prendre les mesures opérationnelles appropriées pour y faire face ?



Texte : S.Fremont / Photos : Sdis 78.

 

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