L'actualité

09Depuis le mercredi  24 janvier 2018, le CODIS78 est activé en mode Poste de commandement de site pour organiser la réponse des sapeurs-pompiers à l’échelle du département sur le phénomène de crue de la Seine.

 

À l'origine de ce phénomène, qui touche diverses régions de la France depuis quelques jours et particulièrement les Yvelines, des précipitations importantes sur des sols gorgés d'eau. Les mois de décembre et janvier figurant parmi les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900 !

 

Bien que de nombreuses interventions de reconnaissances et mises en sécurité aient été nécessaires, l’organisation actuelle a permis d’anticiper les scenarii de montée des eaux et les enjeux potentiellement selon les informations de la crue de référence de 1910.

 

C’est d’ailleurs grâce au travail conjoint des officiers de la garde départementale au CODIS, du groupement prévision et du groupement opérations que l’ensemble des services du Sdis78 a pu travailler en synergie et mettre en place les nombreuses mesures préventives et de sauvegarde comme le pompage préventif à Rambouillet qui a permis d’éviter que ne se reproduise le scenario-catastrophe de 2016 où tout un quartier de la ville avait été noyé sous 1,80m d’eau.

L’ampleur exceptionnelle du phénomène 2018, a d’ailleurs impacté de nombreux services. Ainsi, chaque jour, le Centre opérationnel départemental a été activé dans l’enceinte de la préfecture où les personnels du Sdis78 (Garde départementale chef de site et personnels du CODIS) ont œuvré avec les services de la police nationale, la gendarmerie nationale, l’agence régionale de santé, la direction départementale du territoire et d’autres services sous l’autorité du Préfet pour porter assistance à l’ensemble des Yvelinois touchés par ces inondations.

 

Sur le terrain, ce sont plusieurs postes de commandement qui ont été activés dans les groupements Est et Ouest avec pour mission de coordonner les PC de secteur. Près de 250 interventions ont été réalisées durant l’épisode de crue, principalement sur le lit majeur de la Seine où près de 3000 personnes ont dû évacuer leur domicile.

 

Cet épisode a bien évidemment attiré l’attention de la presse nationale et locale qui s’est déplacée en masse sur de nombreuses interventions, mettant en avant le savoir-faire opérationnel des agents du service.

 

La mobilisation des personnels déjà forte devra encore se poursuivre jusqu’à ce que la Seine retrouve son lit et que les opérations menant au retour à la situation normale soient terminées. De son côté, Le bureau de recherches géologiques (BRGM) surveille la situation de nappes phréatiques proches de leur maximum qui pourraient, en aval de Paris, encore ralentir les décrues, si les eaux souterraines devaient rejoindre la surface.

 

La descente de l'eau devrait en effet être tout aussi lente que la montée des derniers jours et le niveau de la Seine devrait rester élevé plusieurs jours après le pic.



Texte : G.Guillemard / Photo : G.Guillemard / R.Barrot / G.Kouamé / J.Cordeboeuf

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